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Actualité


Lundi 22 juin 2009
Il s'agit de la plus longue grève dans l'audiovisuel public depuis 1968. Depuis le 12 mai, l'antenne de Radio France Internationale, diffusée à Paris et Ile de France sur 89.00 FM est fortement perturbée.

Les journalistes et salariés de la deuxième station la plus écoutée au monde protestent toujours contre le plan de redressement de la station, plan qui vise littérallement à démanteler la radio dans ce qu'elle représente.



206 licenciements, soit un quart de l'effectif permanent.

Lors de son discours du 8 janvier sur la réorganisation de l'audiovisuel extérieur, le président de la République Sarkozy a estimé que seule la langue française devait être parlée à l'antenne. C'est oublier la nécessaire diffusion d'une information parfois alternative, dans de nombreux pays. En effet, RFI dispose de redactions en arabe, allemand, espagnol, anglais, etc... La "réorganisation" conduirait à supprimer ou du moins limiter les éditions, les reportages en langue étrangère. C'est la un énorme problème pour l'avenir de la francophonie et de la voix française dans le monde.

Supprimer ou diminuer de moitié les émissions en albanais, arabe, allemand, bulgare et turc, réduire les équipes de journalistes présentes en permanence partout dans le monde, pour être au plus prêt de l'actualité. Par la force des choses, c'est la qualité et la profondeur des informations, des analyses et des reportages qui va être sacrifiée par le plan concocté au ministère des affaires étrangères et à l'Elysée.

A partir de cette semaine, les salariés grevistes de la station vont emettre via leur plateforme RFI Riposte, depuis l'hôtel de ville de Paris. Par ailleurs, les grevistes viennent de demander la nomination d'un médiateur pour rêgler le conflit.

Avec la fusion de l'audiovisuel public extérieur français (France 24, RFI, TV5 Monde), les citoyens sont en droit de savoir quel sera l'avenir à moyen et long terme d'une part importante de l'image de notre pays dans le reste du monde.

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Lundi 11 mai 2009
Interrogé par l'AFP dimanche soir, le responsable de la Cimade Laurent Giovannoni a affirmé que le ministre Besson utilisait des "méthodes de voyous". C'est en fin de week end du 8 mai que le décret est tombé dans les redactions : Eric Besson, ministre de l'immigration et de la honte, vient d'officialiser l'ouverture du marché d'aide et soutiens aux sans-papiers enfermés dans les Centres de Retention Administrative (CRA). De fait, il brise le monopole detenu jusqu'à présent par la CIMADE, pour 6 associations plus ou moins complaisantes, à l'égard de la politique immigratoire gouvernementale.

Genante? La CIMADE l'est, et le revendique, en ce qui concerne l'appui inconditionnel de ses membres aux personnes sans papiers en difficulté.

Sans attendre la décision judiciaire au recours mené par la CIMADE (soutenue notamment par le GISTI, la LDH), qui est par ailleurs prévue pour le 13 mai, le ministre a donc décidé de prendre les devants et a publié un texte partageant la responsabilité de l'aide juridique aux étrangers enfermés en centre de rétention entre les associations, dont la CIMADE.

En supprimant de fait le monopole, avec au passage un "véritable bras d'honneur à la justice", le ministère cherche à se débarraser du caillou dans la chaussure, d'une structure qui se bat pied à pied pour faire valoir les droits des étrangers, qui milite au quotidien pour un minimum de dignité humaine au pays des Droits de l'Homme.

Et là, on commence à s'en rendre compte?

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Vendredi 3 avril 2009

Eric Besson, ministre de l'immigration et de l'indignité nationale, participe à un débat des semaines de l'éthique à la mairie d'Evry. Ceui-ci aura lieu lundi 6, à partir de 20H30. Un large collectif d'organisations et de citoyens appelle les évryens à venir Place des Droits de l'Homme et du Citoyen, à partir de 19H, se rassembler pour exprimer notre indignation vis à vis de cette politique liberticide, raciste, et en dehors de toute dignité humaine.

Si il ne s'agit pas d'empecher le débat avec le ministre, de nombreux miltants s'exprimeront, au sein du débat, afin de signifier à ce ministre notre claire volonté de combattre sa politique immigratoire.

Restons solidaires des travailleurs, étudiants, jeunes scolarisés, familles, menacés tous les jours de effets barbares des arrestations, expulsions...

REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS !
BESSON NOT WELCOME, A EVRY COMME A CALAIS !

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Lundi 16 février 2009
Je fais suivre les actions menées à l'université d'Evry pour cette semaine du 17 au 20 février 2009

mardi :

10h-11h : débat sur la précarité des étudiants et des personnels (Florent, Pascale, Daniel)

11h-12h : information sur l'état du mouvement (Pycke, Florian, C.Boelley, Gaetan Flocco)

12h- 14h30 : AG

14h30- 16h30 : Quel service public demain ? Débat autour du discours de N. Sarkozy du 22 janvier 2009.

Journée du mercredi :

Mercredi 18, 8H30 : Mise en place de barrages filtrants par le comité de mobilisation et toutes les bonnes âmes ;)

Mercredi 18, 16h30 : Projection du film Contestation de Sauvons la Recherche, MDE, bâtiment 1ers cycles.

Journée du jeudi :

Jeudi 19, 11h15 : Assemblée Générale, Grand Amphi du bâtiment Ile de France

Jeudi 19, 13h : RDV devant la BU (Bibliothèque Universitaire) pour un départ collectif à la  Manifestation parisienne

Journée du vendredi :

Vendredi 20, 10h : Introduction à Linux et logiciels libres par Klaus Becker à la
MDE, salle B5 bâtiment 1 er cycle

Vendredi 20, 12h : Débat "quelles réformes de l'université voulons nous ?"
avec Gaëtan Flocco et Romain Jammes à la MDE

Vendredi 20, 15h : Débat libre à la MDE (thème à définir)

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Mercredi 31 décembre 2008
Communiqué de presse du Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »



Un petit garçon est mort le soir de Noël. Un homme de 53 ans ce week-end.
Erreur « humaine » dans le premier cas
Trop de temps pour trouver une place libre dans un service compétent, pour le second.

Deux morts qui n’auraient pas dû être. Nous partageons la peine et la colère de ces deux familles, qui aujourd’hui doivent affronter à la fois le désespoir et le sentiment d’injustice.

Nous pensons aux soignants aussi. Des femmes et des hommes dont le métier est de sauver des vies, et qui n’y arrivent plus. Ou qui, à force de fatigue, commettent une erreur. Fatale.

Alors que, au cours des 50 dernières années, la médecine a repoussé les limites de la science, aujourd’hui nous pleurons un enfant et un homme qui ne sont pas les victimes de l’impuissance médicale face à la maladie.
Cet enfant et cet homme sont les victimes d’une politique délibérée d’un gouvernement qui casse l’hôpital public, pour créer une pénurie médicale. Cette pénurie obligera les français à accepter la privatisation dont ils ne veulent pas.

Les arguments d’économies, de « rentabilité », de « réorganisation » ne trompent plus personne, quand l’Etat qui démantèle l’hôpital public arrive à trouver en quelques jours, dans des « caisses vides » des milliards pour renflouer les banques victimes de leur folie des grandeurs.

Pendant ce temps, Roselyne Bachelot pérorait chez Drucker ce dimanche, ne s’inquiétant que de l’éventuelle « récupération d'un drame aussi épouvantable » tandis que le secrétaire de l’UMP, lui, « mettait en garde » contre une récupération « politicienne » de cette « affaire ».

Voici ce que nous écrivions le 15 décembre :
« Nous rappelons au Chef de l’Etat et au gouvernement que les mesures et réformes qu’ils décident et mettent en place sont des choix politiques. Leurs choix.

Faut-il attendre que, demain, des malades privés de soins meurent, comme aux USA, du fait de décisions gouvernementales (fermetures hospitalières, déremboursements, forfaits, franchises etc…) visant à favoriser les actionnaires de cette belle source de profits qu’est la santé, pour que le mot, « responsabilité » prenne alors tout son sens ?

Faudra-t-il que cette réalité heurte de plein fouet tous ceux qui ont encouragé ou laissé faire, par intérêt personnel ou par désintérêt de ce qui ne les concerne pas directement, pour qu’ils mesurent la gravité de leur faute morale ? »

Aujourd’hui Mme Bachelot juge « incompréhensible » qu’il ait fallu plusieurs heures pour trouver un lit à un malade…

Et nous, nous jugeons inacceptable, que la ministre de la santé s’obstine dans une politique qui fait de plus en plus la preuve de son inefficacité et de sa dangerosité. Nous jugeons indécent qu’elle refuse d’endosser la moindre responsabilité en cas de problème ou de drame. Nous jugeons immoral qu’elle fasse semblant de ne pas comprendre que c’est SA politique qui est dangereuse.

Deux morts, c’est déjà trop. N’attendons pas qu’il y en ait d’autres pour obliger le gouvernement à arrêter de casser l’hôpital public et la sécurité sociale.

Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire

 http://ensemblepourunesantesolidaire.fr

Bruno-Pascal CHEVALIER - 06 89 18 01 77 - Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99

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Lundi 3 novembre 2008
Samedi 1 novembre, le collectif jeudi noir a organisé une réquisition d'un des nombreux logements vides de Paris. Alors qu'entrent en vigueur ce jour les décrets relatifs aux non-explusions hivernales. Il s'agissait d'alarter l'opinion sur le manque criant de logements, alors que se profile à l'horizon une grave crise sociale et immobilière. Plusieurs centaines de bâtiments sont vides dans la capitale. Des spéculateurs laissent vides ces logements, afin de faire monter les prix, ce qui hasphixie d'autant plus le marché du logement. Pour preuve, cet immeuble, avenue Kleber dans le XVIème arrondissement.

Une vidéo de l'action a été réalisée par le MJS Ile de France, partie prenante du collectif jeudi noir à l'initiative de l'action.


MJSIDF
envoyé par mjsidf


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Lundi 21 avril 2008
C'est donc bien le 1er mai, jour de la fête du travail, qu'entrera en vigueur le nouveau code du travail. Depuis 2005, et la commission du ministre Larcher, des experts reflechissent à comment  recodifier le code du travail "à droit constant". C'est plus d'un siècle de progrès qui va, avec ce nouveau code, devenir obsolète. En effet, le code du travail n'était pas jusqu'à présent un code comme les autres. Chaque mot, chaque virgule, est le fruit de débats et de luttes. C'est un code fait "de sueur et de sang, de larme et de lutte".

Le droit du travail a ceci de particulier qu'il définit, dans le droit, un rapport de subordination entre un employeur et un employé, un contrat de travail est un contrat où les parties ne sont pas égales. Pourquoi donc un code du travail? Et bien tout simplement pour organiser et codifier les contreparties à cette subordination, sans la remettre en cause.



Depuis maintenant plusieurs années, nous nous rendons compte qu'une véritable bataille s'est engagée autour de ce code. Le CNPF, devenu Medef, a lancé une fatwa contre le code du travail. Laurence Parisot annonçait bien, il y a 3 ans que "la liberté d'entreprendre s'arrête là où commence le code du travail". S'en est suivi depuis lors, et déjà bien avant, une charge sans précédent de la part du lobby patronal contre ce code. Cela commence par une bataille sémantique très complexe. Combien de fois faudra-t-il rappeler que nous payons des cotisations sur nos salaires. Cet argent est à nous, il ne s'agit nullement de charges pesant sur les entreprises, comme cela s'entend désormais partout, c'est notre salaire que nous avons en différé (retraite, assurance maladie). Malheureusement cette évidence n'en est plus une quand on nous rabbache les oreilles sur les charges immenses qui pèsent sur le brave employeur.

La recodification suit cette logique. 500 lois qui figuraient jusqu'à présent dans le code du travail ont été déclassées et se retrouvent du jour au lendemain être des décrets. D'une certaine manière, ce "lifting" risque de poser un certain nombre de problèmes dans un avenir proche ou plus éloigné. En effet, il sera beaucoup plus aisé de changer des décrets, ministériels, que des lois, qui doivent passer devant le parlement. On se souvient tous de la procédure et du temps pris pour voter la LEC en 2006. Ce temps nous avait permis de descendre dans la rue et en mobilisant, de faire retirer l'article sur le CPE. Il sera donc beaucoup plus compliqué de construire une résistance à des projets quand ceux ci prendront la forme de simple décrets à appliquer sans passer devant le parlement.

Un autre problème, majeur, posé par cette recodification est la casse du droit du travail collectif pour la mise en place de droits individuels. Les catégories se pliant au code du travail, texte général pour les salariés du privé, vont se réduire de fait car les dockers devront tenir compte du code des affaires maritimes, les ouvriers agricoles du code de l'agriculture, les salariés de EDF-GDF d'un futur code de l'energie, etc... Il est donc à craindre que les différents codes n'avanceront plus au mêmes rythmes, notamment quand on parle du temps de travail, des conditions de travail, du SMIC par exemple. Une nouveauté de ce code est la création des obligations des salariés, jusque la définies comme obligations de l'employeur. L'accident du travail pourra par exemple ne plus être reconnu comme accident si le salarié ne s'est pas mis en condition d'éviter l'accident. On enlève donc ainsi de sa responsabilité à l'employeur.

On mettra des années à comprendre les tenants et aboutissants de ce nouveau code. Les jurisprudences pourront changer sans qu'on ne le prévoit. Car si une analyse de ce nouveau texte fait l'unanimité, c'est qu'on ne sait pas avec quelle sauce nous allons être mangés. Un exemple simple : les indémnités légales de licenciement : elles ne sont plus dans la loi !

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