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Lundi 23 mars 2009
Education, Poste, Services publics, Automobile, Transports, Banque, Santé, Commerce... La multiplication des luttes a ces dernières semaines pris une vitesse peu connue lors des 4 dernières décennies. Alors que de plus en plus, faire grève est synonyme en entreprise de privation en tout genre, de difficultés à boucler les fins de mois, 3 millions de personnes ont défilé lors des rassemblements du jeudi 19 mars. Les effets d'annonce du gouvernement de "non-surprise" de la taille de ces défilés masque une peur de plus en pressante, et de moins en moins dissimulable, de nos hauts experts en stratégies politiques. Ils ne s'attendaient pas à cela, surtout ayant suivi de près les taux de grevistes dans certaines entreprises stratégiques.

Il est désormais difficile de ne pas voir, à côté de la massification relative des luttes, une montée de la radicalité de ces mouvements. A suivre ce qu'il s'est déroulé en Guadeloupe, la violence du mouvement grec, le blocage des établissements universitaires, les débordements Place de la Nation, les heurs entre manifestants et policiers à St-Nazaire, les boutiques saccagées de Nantes ou Rennes... On est en droit de se demander si le degré de radicalité n'a pas franchi un cap tel, au niveau des luttes actuelles, que nous entrons dans des mois particulièrement instables.

La sortie de l'ouvrage L'insurrection qui vient, d'un collectif qui n'a pas signé personnellement cet essai, montre le chemin clairement attendu par certains. La clé et le débouché de ces mouvements serait, à l'en croire l'argumentation, une montée généralisée de la violence et la multiplication des débordements en tout genre, dans le but de destabiliser le pouvoir en place. Au vue de l'histoire récente et plus ancienne, il semblerait que dans notre démocratie, le dur réveille autoritaire et réactionnaire prend, après une période de radicalité dans les luttes, toute sa place politique et idéologique.

En jouant le jeu du pourrissement, ce gouvernement sait pertinemment où il va. La est sûrement le plus triste. Sarkozy et ses conseillers ont adopté une véritable ligne de conduite de contrôle de la radicalité des actions menées sur le territoire. La variable de manoeuvre? Les forces de l'ordre bien évidemment, ainsi qu'un appareil judiciaire clairement préparé par les dernières réformes à taper au plus sec et au plus strict. La criminalisation des mouvements de lycéens, de travailleurs et de sans-droits, la qualification de terroriste value à certains agissements militants poussés à l'extrême, tout cela participe à la création d'une société nouvelle, celle de l'ordre et de la réaction.

Au delà de la forme, du fond, des combats, des résistances et des luttes, c'est très rapidement qu'il va falloir réflechir à des débouchés utiles et durables à nombre de ces mouvements.

Pour ne pas laisser s'isoler les mal-être, combattre l'individualisme, y compris dans le mouvement social et dans la camp du progrès, un véritable mouvement sociétal devra voir le jour. C'est à partir de maintenant bien plus que la lutte qui devra nous guider, mais un projet de civilisation, avant de voir mourir l'essence de la nôtre.

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Vendredi 30 janvier 2009

Une brève présentation de mon travail de recherche de fin de Master 2. J'ai terminé en effet un Master Professionnel (ex-DESS) Développement Social Urbain (DSU) en apprentissage à l'Université d'Evry-Val d'Essonne.


La ville de Grigny se situe dans le département de l'Essonne. Elle fait l'objet depuis maintenant plusieurs années d'un plan d'envergure de rénovation urbaine, pour ses deux quartiers principaux que sont La Grande Borne et Grigny II. Quartier de logement social tristement connu, la Grande Borne reste le quartier qui fait l'objet de toutes les attentions. De l'autre côté de l'autoroute, la copropriété de Grigny II fait les frais d'un déclassement social et d'une précarisation grandissante de ses résidents.


Les habitants de ce quartier vivent pour beaucoup une situation sociale de déclassement préoccupante. A cela s'ajoute pour un certain nombre une situation administrative précaire. Nombre de personnes vivant sur le territoire de manière non régulière sont contraints de louer des appartements à la découpe à de véritables marchands de sommeil. La copropriété est quand à elle dans son ensemble, en phase de dégradation du bâti. Les ascenseurs de plusieurs bâtiments de plus de 10 étages sont en panne depuis plusieurs semaines. D'une manère générale, la paupérisation des habitants de Grigny II s'accompagne d'un déclassement de ce quartier, par le fait que se conjuguent des phénomènes de difficultés liées aux retards de paiement des charges courantes par les copropriétaires, et un processus de ségrégation sociale et urbaine des habitants.

 

A l'heure où la rénovation urbaine de la ville prend une ampleur telle, cette étude cherche à replacer les mécanismes locaux, notamment le travail de fourmi des travailleurs sociaux, dans le cadre plus large d'une confrontation à de lourds référentiels nationaux en terme de politique de la ville. Par ailleurs, cette recherche tente de combiner une démarche participante, liée à la présence de l'enquêteur auprès des acteurs de terrain, à une reflexion plus large sur les tenants et aboutissants des politiques urbaines actuelles.


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Vendredi 16 janvier 2009
Un commentaire que l'on m'a laissé dans le message du dessous.


La liberté c'est pour tous ou pour personne...

Dieudonné n'est pas un anarchiste, Dieudonné n'est pas un Siné. Siné emmerde son monde !, Dieudonné, lui, est un homme politique. Je pense que tu n'as pas du le saisir. Les élections européennes, c'était pas ya si longtemps. Je suis peut-être un bien pensant qui dénonce Dieudonné comme tu dis, mais j'ai ma conscience pour moi. Je suis dans la rue contre la barbarie que subit le peuple de Gaza. Alors oui, je ne milite pas contre un peuple, le peuple israëlien, mais bien contre une politique étatique impérialiste. Je suis dans les mêmes manifs que des gens comme Dieudonné, et d'autres personnalités dont je ne partage pas les opinions profondes ni les objectifs. Mais avant de porter un jugement sur quelqu'un, apprend à le connaître.

Je suis de la génération qui est descendue pour la première fois dans les rues lors de l'accession au second tour de la présidentielle de l'extrême-droite. Le problème de beaucoup de gens, en ce moment, c'est d'oublier l'histoire. C'est ce qu'a fait Dieudonné en invitant un négationniste à son spectacle, et en sympathisant avec des militants fachistes. Des gens qui ont ouvertement collaboré avec le régime nazi, des gens qui ont torturé des milliers d'algériens lors de la guerre de décolonisation, des gens qui ont posé des bombes en plein coeur de Paris, des gens qui ont massacré les militants du FLN en 61, les militants communistes au métro Charonnes, des gens qui croient en l'inégalité des races, des gens pour qui 3 millions de chômeurs c'est 3 millions d'immigrés. Je ne crois pas qu'il s'agisse là d'un point de détail !

Alors non, ni aujourd'hui, ni demain, je ne pourrai cautionner une quelconque amitié, rapprochement, relation, avec des fachistes. C'est plus fort que moi, je hais le nazisme, le fachisme, d'où qu'il vienne, quel que soit le nom qu'on lui donne et les gueules qui vont avec.

Alors oui Maxime, il faut recadrer comme tu dis. Permet moi de le faire et de le refaire à chaque fois qu'il le faudra. Je ne dirai pas à mes enfants que j'ai laissé faire ça. Comme un hasard de l'histoire, le cauchemar recommence.

Salutations socialistes (donc internationalistes), républicaines, militantes et antifachistes.

Julien

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Mercredi 31 décembre 2008
Que de réactions, d'appels, de personnes choquées, par ce que l'on nomme désormais "l'affaire Siné". Pour ou contre le dessinateur, soutien ou désaprobation de Philippe Val, témoignages et lettres ouvertes publiées à tout va, il a été difficile d'échapper au clash entre le rédacteur en chef de Charlie Hebdo et le satiriste-dessinateur Siné. Que reproche-t-on à Siné? Il aurait eu une attitude antisémite, en ironisant sur la possible conversion du fils Sarkozy au judaïsme, parallèlement à son mariage avec l'héritière des magazins Darty. Reprocher à un dessinateur j'm'en foutiste au possible ce genre d'attitude, c'est mal cerner un personnage qui, bien qu'un peu cru par ces propos, n'en demeure pas moins un homme d'humour.

Attention, homme d'humour ne veut pas dire fricoter avec Bruno Gollnisch, être la star de la fête BBR et faire parrainer son fils par Le Pen. C'était vendredi, c'était au Zénith (beurk, j'ai prévu d'y aller en avril), il y avait du monde. Certes. L'effet de foule excuse-t-il la bétise? Je ne crois pas. Dieudo a fait la sale blague d'avoir Faurisson le nazillon en guest star de son show drölatique au possible. Effectivement, il y a de quoi se marrer devant cette blague. Faire honeur à un facho comme Faurisson, un raciste, un négationniste, un Laval en puissance. Quelle honte !

Comment est-ce qu'un type comme Dieudo peut réussir à se regarder dans la glace le matin???

Lire, lire, pour ne pas oublier quelle est la signification de ce que représente cet homme, il n'y a pas de meilleur conseil.

A bientöt pour une suite de cet article ;-)

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Vendredi 20 juin 2008
On en a un peu tous l'habitude, les premières fois, c'est toujours spécial. Mardi dernier, le 17, c'était donc un jour spécial pour moi. C'est la première fois que je me mettais en grève. Je veux par la dire que c'est la première fois que je suis gréviste au sens propre du terme. Je ne parle donc pas des grèves étudiantes, mais bien de grève salariée avec retenue de salaire. Effectuant mon M2 en apprentissage, je me suis mis gréviste l'après-midi du mardi 17 juin 2008, pour pouvoir aller librement en manifestation parisienne.

Retraites, défense de 35 heures, c'est sous un beau soleil que le cortège parisien défilait cet après-midi, entre la Place de la République et les grands boulevards. A l'approche de l'été, il était primordial de taper sur la table, afin de signifier à ce gouvernement que ses mesures sont plus que jamais anti sociales et rétrogrades. Le passage à 41 annuités de cotisations pour avoir une pension à taux plein est un véritable scandale. Les dernières mesures de la droite dans le but de remettre les séniors au travail n'ont produit aucun effet. Il est clair que la conséquence concrète et inévitable de cette réforme sera une baisse des pensions versées aux retraités. Les salariés contnueront à partir majoritairement avant 60 ans, car déclarés "inemployables", et subiront donc une progressive baisse de leur retraite par répartition. On voit bien que cette mesure n'est que le prolongement de la casse de nos solidarités, en incitant toujours plus les français à se tourner vers une retraite par capitalisation.

Précariser encore et toujours, casser nos acquis... ne savent-ils donc que faire cela??? Allez hop, au placard la réduction du temps de travail, retournons 1 siècle et demi en arrière ! La possibilité pour les entreprises de déroger aux accords par branche pour des accords d'entreprise sur la durée légale du travail, mêlée à la recodification du droit du travail, déjà énoncé précédemment, c'est la mort des 35 heures. Nous sommes attachés à cet acquis, et symbole essentiel de l'alternance de 1997. Quel dommage que les dirigeants socialistes, enfoncés dans leurs querelles de personnes, n'étaient pas la pour défendre leur mesure phare !! Heureusement, nous étions présents, comme nous serons dans la rue, demain, car de nombreux autres combats n'attendront pas.

Ci-dessous : le cortège CGT 91 et Adrien, Responsable Fédéral de l'UNL 91 au micro.


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Vendredi 7 mars 2008
inter.jpg Excellente émission ces jeudi et vendredi sur Inter. La célèbre La bas si j'y suis, animée par Daniel Mermet avait décidé de diffuser une spéciale Corbeil-Essonnes, suite à l'agression d'une journaliste de l'emission lors d'un meeting de Serge Dassault, le 8 février dernier.

Site non officiel avec possibilité de réécouter l'emission en 2 partie.

http://www.la-bas.org/

Dernier message avant le premier tour des municipales, je me soumets aussi, comme l'ensemble des candidats. Pas de nouveau post ni de nouveau commentaire.

A dimanche soir.

Julien

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Mercredi 5 mars 2008
On n'a de cesse de chercher à savoir, dans les milieux politiques nationaux, quelle tournure vont prendre les prochaines élections municipales et cantonales. Doit-on parler de vote national, de sanction pour Sarkozy et son gouvernement, d'enjeux pûrement locaux, où on élira une équipe, un maire, une majorité départementale....

D'un point de vue strictement local, les enjeux et les combats plus sérrés les uns que les autres sont nombreux en Essonne.

Pour les cantonales, où il s'agit de renouveler la moitié des sièges de l'assemblée départementale, la campagne fait rage, partout dans le département. la gauche, qui n'a pas à rougir de son bilan, part favorite, et espère concquérir quelques cantons. En face, la droite souhaiterait bien reprendre la présidence du département, perdue après les scandales autour de Xavier Dugoin, l'ancien président. Celui-ci se représente par ailleurs à la municipale de Mennecy.

C'est le très virulent maire de Courcouronnes, l'UMP Stéphane Beaudet, qui fait parler de lui ces jours-ci. En effet, la droite courcouronnaise multiplie les attaques basses et personnelles envers les candidats de gauche, que cela soit contre Michel Berson, candidat à sa réelection sur la canton Evry-Courcouronnes, que contre Abdelaziz Ammari, et sa liste Courcouronnes au coeur pour la mairie de Courcouronnes. Une campagne malsaine et puerile où tous les coups bas sont permis de la part de cette droite, est donc donnée aux habitants de Courcouronnes et d'Evry. Ce n'est certainement pas de cette manière que les électeurs reprendront confiance en la chose politique.

De l'issue du vote de Courcouronnes, mais également de ses voisines Lisses et Bondoufle dépendra le futur de la jeune agglomération d'Evry-centre Essonne, qui a remplacé en 2001 la ville nouvelle. Si ces 3 villes restent gérées par la droite, l'agglomération suivra le même chemin, alors que si une des trois bascule, la gestion de l'agglomération reviendra à la gauche. A Lisses, Christian Dron et son équipe d'Agir pour Lisses a mené depuis 2002 un travail exemplaire. Une véritable vision pour l'avenir est aujourd'hui proposée, avec une cohérence nette et des propositions d'envergure. Alors qu'à Bondoufle, déboulonner la droite et ses dynasties locales s'averre être un combat délicat. C'est ce challenge auquel ont répondu les candidats de Bondoufle énergies nouvelles, qui se propose d'enfin faire de Bondoufle une ville.

Pour Evry et Ris-Orangis, les 2 autres villes de l'agglomération, la partie semble plus simple pour les 2 maires sortant, Thierry Mandon et Manuel Valls, chacun disposant d'une bonne implantation locale et d'un bilan flatteur.

Pour Corbeil-Essonnes, l'ancienne ville ouvrière voisine, les jeux ne sont pas faits, loin de la. Serge Dassault rempile à 82 ans pour un nouveau mandat, alors qu'à gauche, la "primaire" (c'est à la mode) opposera Carlos Da Silva à Bruno Piriou.

Au Ulis, Paul Loridant, maire classé à gauche depuis 1977, qui se représente avec le soutien du MRC et du Modem, devra affronter son ex-adjointe et conseillère générale Maud Olivier, qui présente face à lui une liste d'union de la gauche.

C'est finalement Marie-Pierre Oprandi, et non Jérôme Guedj, qui affrontera dimanche le maire sortant de Massy Vincent Delahaye, classé au centre, soutenu par la droite. A Longjumeau, la député et ministre Nathalie Kosciusko Morizet va tenter de devenir maire. Face à elle, l'union de la gauche avec Jean Claude Marquez, pour un duel qui s'annonce serré.

A noter le départ en campagne en ordre dispersé à gauche, aussi bien à la cantonale qu'à la municipale, dans 2 villes où le maire sortant est de gauche, il s'agit de St Michel et Bretigny sur Orge.

Et puis une petite dernière pour la route. Toujours au bord de l'orge, la bataille qui fait rage à Villiers. Le maire MRC sortant fait alliance avec le Modem (comme au Ulis), et devra affronter une liste de gauche en plus de celle de droite.

S'allier avec le centre en croyant "ouvrir" ne provoque dans ces cas la que la division de la gauche, là où cela n'a pas lieu d'être, idem à Yerres.


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