C'est un évènement comme on n'en fait peu dans le secteur. Mister Gang est de retour ! Le groupe qui a lancé le reggae en France se reforme et jouera demain samedi au festival des Pieds dans
l'herbe de Bretigny.
Originaire de Corbeil et Villabé, Mister Gang a littérallement bercé ma génération. Dès 1994 et leur album éponyme "Mister Gang", les musiciens ont débuté dans les fêtes des villes avoisinantes. Le
célèbre
petit chaperon rouge symbolise parfaitement une musique teintée de fraicheur, de soleil et de fête !
C'est en 1999 que le Gang connait la consécration, avec "Liberté Illégale". Le cultissime
Tout le monde est la sonne le glat d'un groupe qui devient le porteur d'une musique jusque la très
peu développée en France.
Sniper, Liberté Illégale sont autant de tubes mélant rythme, texte et dynamisme.
Après 3 concerts donnés au mois de mars, le Gang se produira pour notre plus grand plaisir, gratuitement, demain soir à partir de 19H. C'est un rendez-vous à ne rater sous aucun pretexte !
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Une lecture qui me manquait. Voila qui est fait, j'ai enfin lu 1984 de Georges Orwell. 1984, ou la prophétique vision d'Orwell d'une société totalitaire, dans laquelle le parti unique contrôle
tout. Jusqu'à la langue. La
Novlangue est la langue officielle de l'
Océania, empire-dictature, vouant un culte ultime à Big Brother.
Intrusion du parti dans l'intimité de chacun, par le biais des
télécrans, sorte de téléviseur-visiophone qui diffuse continuellement un flot de messages du parti, tout en filmant et
écoutant tout ce qui se passe dans la vie des
camarades.
L'avènement au pouvoir du parti marque ici le pas d'une recherche du pouvoir pour le pouvoir. Sans autre justification ou visée idéologique, celui-ci n'aura de cesse de tout faire pour se maintenir
en place, quitte à
vaporiser le moindre soupçon de dissonance en son sein. Maintenir un état de guerre perpetuelle contre l'énemie extérieur et intérieur est un autre des grands principes
de l'
angsoc, sorte de doctrine stalino-faschiste.
Une lecture enrichissante, et déconcertante. Extrait.
"On pouvait leur faire accepter les violations les plus flagrantes de la réalité parce qu'ils ne saisissaient jamais entièrement l'énormité de ce qui leur était demandé et n'étaient pas
suffisamment intéressés par les évènements publics pour remarquer ce qui se passait."
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Steinbeck aime la grande vallée californienne. Il y est chez lui. Né à Monterey, une large partie de son oeuvre prend pour contexte les histoires qui se déroulent le long de cette vallée. Le
lecteur que je suis de ses romans connait Salinas, l'agiculture qui y est le poumon économique, ses habitants, ses traditions, ses cultures, ses manières de vivre et d'appréhender cet espace. La
grande vallée des années 40 ou 50 parait si monotone, mais tellement riche, qu'on se conçoit aisément traversant les paturages, observant les ranchs, les hommes sur leur chevaux, les bêtes qui
broutent, les paysans travaillant la terre..
Parmis l'ensemble de ses ouvrages - Steinbeck reçu le prix nobel de littérature en 62 -
La Grande Vallée, justement, est un recueil de 15 nouvelles. Différentes vies à découvrir, des
secrets, des histoires et
Le Poney Rouge, sublime épopée d'un gamin, fils de fermier, qui, dans trois nouvelles, apprend et se construit autour des épreuves qu'on lui donne à vivre.
On est comme ce gamin lorsqu'on lit son histoire. Les obstacles à franchir sont autant de force qui feront de lui, n'en doutons pas, un homme, et du lecteur, un contemplateur avisé.
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Jeudi 21 Février 2008, salle Jean Lurçat de Juvisy sur Orge. Pour
leur deuxième date d'une nouvelle (très) longue tournée qui commence, les Têtes Raides présentent leur nouvel album, Banco.
Suite à leur dernier opus "Fragile", où les Têtes Raides avaient choisi des sonnorités rock et la démonstration sur scène d'une musique parfois puissante et très electrique, c'est un véritable
retour aux sources qu'ils opèrent au travers de ce disque sorti en décembre. Accordéons, cuivres, cordes... tout cela accompagné de paroles toujours saisissantes, troublantes, parfois engagées :
Expulsez-moi est un véritable brûlot contre la politique d'immigration de la France.
A noter, une lecture, à la mode "slam" d'un texte de Stig Dagerman de 1952,
Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, qui donne, pendant 20 minutes, une dimension énorme à
cette écriture, par la voix de Christian Olivier et l'orchestre des Têtes raides.
Avec Banco, les Têtes raides nous offrent un album vivant et énergique, changeant et percutant. Quel plaisir de l'écouter, et plus que tout, de voir jouer ce groupe en concert.
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Quelques mots sur un livre surprenant que je viens de terminer, après l'avoir lu en étape. Il s'agit d'un recueil de nouvelles. Une quinzaine d'histoires d'amour pour être plus précis. Drôles,
tristes, cinglantes, émouvantes, on passe réellement par toutes les émotions en découvrant la vie des ces femmes. Car il est question de comprendre la vie de ces 15 personnages, ces 15 femmes
narratrices, au coeur de leurs sentiments. On apprend à la fin que l'auteure s'est servie de personnes qu'elle connaissait, pour l'inspiration.
Pour la petite histoire, j'ai trouvé ce livre dans le RER C un soir. Un signe peut être... sachant que les scènes se déroulent à Madrid, je me dis que le but de ce livre est peut être tout
simplement d'être reposé au hasard d'un train, ce qui se fait beaucoup dans les wagons espagnols.
Comprendre la sensibilité des femmes, c'est ce que je retiens de cet ouvrage. D'une utilité certaine, il donne un oeil sur les pensées et reflexions intimes de ces personnes, d'un ordinaire et
d'une simplicité tels, que cela en devient exceptionnel.
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Dans le Barcelone
de l'après Movida, Eduardo Mendoza nous brosse le portrait de Mauricio, jeune dentiste idéaliste. De retour de ses études, on le voit donc évoluer et une recontre hasardeuse le pousse à faire la
campagne électorale du parti socialiste.
Entre structuration politique, mise à plat de ses idéaux et 2 histoires d'amour, Mauricio incarne parfaitement la classe moyenne catalane observant le changement confu mais rapide d'une société
post dictature. Quand les aspirations révolutionnaires d'une militante pour laquelle il s'éprend, laisse la place à une relation sérieuse avec une jeune avocate féministe, on se rend compte que les
sentiments et la politique sont pour Mendoza des choses étroitements liées.
Une sorte d'explication transposable à notre temps. Mille et une recontres, discussions, fasconnent un peu ce que nous sommes, des individus sans cesse en quète de vérité.
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