Comme disait Kouchner, par certains moments, il faut s'ingérer dans ce qui ne nous regarde pas. Guerre mondiale, génocides... Mais personnellement, je n'en demande pas plus.
Notre douce ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, depuis peu bien connue, surtout des étudiants, a décidé d'adopter cette technique. Pourquoi, allez vous me
demander ? Et bien, elle a pris la décision de se méler des élections étudiantes de l'université d'Evry.
Les 11 et 12 décembre prochains, les conseils centraux de notre université vont être renouvellés. Selon sa charmante loi d'autonomie, il va donc falloir désigner les représentants élus du personnel
enseignant et non enseignant, ainsi que les collèges étudiants au CA*, CEVU* et CS*.
Alors que le dépot des listes avait lieu lundi, la liste présentée au CEVU par l'UNI a été invalidé. Il se trouve en effet qu'un des candidat s'est désisté, apprenant qu'on s'était joué de lui. La
liste ne comportant plus que 11 étudiants, alors qu'il en faut au minimum 12, a été déclarée non recevable.
Mais c'était sans compter les amitiés politiques qui lie ce syndicat ouvertement de droite et le gouvernement actuel. Le cabinet de la ministre harcèle donc depuis lors les affaires juridiques de
l'université pour que la liste puisse être présentée. Merci Valérie !
Toute cette pression affecte visiblement notre administration universitaire. De la même manière, la Cé voit depuis lundi la liste de ses candidats fondre à vue d'oeil, toujours au CEVU. Sur leurs
13 prétendants, 4 affirment s'être fait bluffés, et jamais ils n'ont pensé qu'ils allaient figurer sur une liste étudiante pour des élections. Sachant que si au moins 2 personnes se désistent, la
liste n'est pas recevable (rappelez-vous, au moins 12 personnes), l'université fait la sourde oreille et ne veut pas répondre aux injonctions des étudiants, en choisissant pour l'instant de
maintenir cette liste.
La démocracie étudiante est en train d'en prendre un coup.
Retrouvez le communiqué de l'UNEF-Evry, ainsi que les explications sur les conseils universitaires,
ici.