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Dimanche 3 février 2008
Quelques mots sur un livre surprenant que je viens de terminer, après l'avoir lu en étape. Il s'agit d'un recueil de nouvelles. Une quinzaine d'histoires d'amour pour être plus précis. Drôles, tristes, cinglantes, émouvantes, on passe réellement par toutes les émotions en découvrant la vie des ces femmes. Car il est question de comprendre la vie de ces 15 personnages, ces 15 femmes narratrices, au coeur de leurs sentiments. On apprend à la fin que l'auteure s'est servie de personnes qu'elle connaissait, pour l'inspiration.

Pour la petite histoire, j'ai trouvé ce livre dans le RER C un soir. Un signe peut être... sachant que les scènes se déroulent à Madrid, je me dis que le but de ce livre est peut être tout simplement d'être reposé au hasard d'un train, ce qui se fait beaucoup dans les wagons espagnols.
etxebarria.jpg

Comprendre la sensibilité des femmes, c'est ce que je retiens de cet ouvrage. D'une utilité certaine, il donne un oeil sur les pensées et reflexions intimes de ces personnes, d'un ordinaire et d'une simplicité tels, que cela en devient exceptionnel.

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Mardi 29 janvier 2008
Quelques articles parus dans des rédactions, quelques mots à la radio et à la télé... la mort de Pierre Boussel, dit "Lambert", est pourtant un évènement politique majeur de ce début d'année. C'est là toute une page de l'histoire politique française qui se tourne, avec le départ du dirigeant trotskyste.

Pierre Boussel est tout d'abord un résistant. Résistant à l'occupation, puis combattant les régimes staliniens, il se converti très rapidement aux thèses de Léon Trotsky, et s'engage à sa création dans la 4ème internationale

Vieille tradition due à la clandestinité, il prend un pseudonyme et se fait appelé Lambert. Il sera après guerre, un homme politique qui aura influencé les débats pendant plus de 50 ans. Il marque de son empreinte le syndicat CGT-Force Ouvrière quand il faudra, face à la CGT, imposer une direction forte. Puis, au sein de la gauche, les "lambertistes" pratiqueront durant des années la technique de l'entrisme, en propulsant par exemple Lionel Jospin au coeur de l'appareil central du jeune Parti Socialiste. Jospin, mais aussi Jean Christophe Cambadélis béneficiera de la formation du maître, lorsqu'avec ses compagnons, il prit la direction du syndicalisme étudiant à la fin des années 70.
A la tête de l'OCI, aujourd'hui devenu le PT, Lambert dirigea et apporta le fond de toute une classe politique. Il a su jouer de ses influences pour avoir sa part de travail dans la victoire de la gauche en 1981.
lambert2.jpg

C'est un homme intelligent, fin stratège qui meurt aujourd'hui. Je ne suis pas un de ses partisans, mais le personnage était sans contexte remarquable.

Il croyait au plus fort de lui même en la révolution, et se définissait comme un marxiste-léniniste. 2000 personnes se sont rendues à son enterrement. Des ex-militants lambertistes devenus responsables nationaux du PS, des dirigeants syndicaux, des journalistes, entre autres... tous, absents ou présents vendredi dernier au père Lachaise, savent ce qu'ils doivent à cet homme.

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Dimanche 27 janvier 2008
Le projet de loi relatif à la rétention de sureté du 28 novembre 2007, voté à l'assemblée nationale le 9 janvier dernier, laisse présager des lendemains qui déchantent pour nos libertés. C'est l'ex-garde des sceaux Robert Badinter qui est monté au créneau début janvier.

L'homme qui a abolit en France la peine de mort s'insurge contre un « changement profond d’orientation de notre justice. [...] Après un siècle, nous voyons réapparaître le spectre de « l’homme dangereux » des positivistes italiens Lombroso et Ferri, et la conception d’un appareil judiciaire voué à diagnostiquer et traiter la dangerosité pénale. On sait à quelles dérives funestes cette approche a conduit le système répressif des Etats totalitaires. »

De quoi s'agit-il exactement? On va pouvoir désormais retenir des personnes que l'on jugera d'une
« particulière dangerosité », enfermées après avoir purgées leur peine. Sous le pretexte de lutter contre la récidive, on instaure donc par cette loi, l'enfermement préventif, à durée indéterminée. Les personnes ne seront plus condamnées pour ce qu'elles ont fait, mais pour ce qu'elles pourraient faire.

Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec certaines époques peu glorieuses de notre histoire. Si on enfermait les gens malades, sans les soigner, pourquoi ne pas enfermer les journalistes, si on considère que ceux-ci, s'opposant avec trop d'insistance, deviennent dangeureux pour une société. On pourrait aussi enfermer les pauvres, car potentiellement, ils sont dangeureux aussi, quand on n'a plus rien, on vole. Puis ça sera au tour des handicapés, les gitans, les juifs, les sans-papiers...

On attribue une phrase à Thomas Jefferson, elle dit à peu près : "Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l'une ni l'autre"

A visiter, le site de la pétition nationale contre la rétention de sûreté, à l'initiative du Genepi, le syndicat de la magistrature et le Snepap-Fsu.

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Vendredi 18 janvier 2008
Depuis quelques semaines, il court un bruit dans les milieux associatifs et dans les réseaux de sans papiers. La loi Hortefeux sur l'immigration permettrait une plus grande facilité pour les régularisations par le travail. Une promesse d'embauche, présentée à la préfecture, enclencherait la mise en route d'une procédure d'obtention d'un titre de séjour.

C'est un grave danger que courent des milliers de sans papiers si ceux-ci décident de se présenter en préfecture.

En effet, la circulaire datée du 20 décembre, signée par le ministère de l'immigrattion conjointement à celui de l'économie présente le détail des possibilités de régularisation.

Le principe d'immigration choisie est clairement explicité dans cette circulaire. Celle-ci, relative aux autorisations de travail délivrées aux ressortissants des nouveaux Etats membres de l'Union européenne pendant la période transitoire et des Etats tiers, sur la base de listes de métiers connaissant des difficultés de recrutement, contient 2 listes de métiers suceptibles de rentrer dans le cadre d'une régularisation par le travail.

La première, composée de 150 métiers, n'est ouverte qu'aux ressortissants des 10 nouveaux pays entrés en Europe. On y trouve un ensemble de professions rencontrant des difficultés d'embauche, telles la restauration, le bâtiment, la pêche, la mécanique, la logistique, les services aux personnes, etc... Pour la seconde liste, concernant elle les pays tiers, entendre par la les pays d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique, la chose se complique. Dans l'annexe de la circulaire, il est présenté les besoins dans chacune des 22 régions françaises. Il est établit pour chacune au maximum 30 métiers susceptibles de faire l'objet de régularisation. Mais pour le coup, rien à voir avec les 150 métiers précédemment cités. Il s'agit ici d'une selection drastique de professions demandant beaucoup de compétences et/ou des diplômes. Citons informaticien expert, géomètre, dessinateur industriel, inspecteur qualité... Bien entendu, très peu de ces métiers sont actuellement occupés. Alors que, dans la plus grande illégalité, plusieurs dizaines de milliers de personnes sans-papiers, vivant dans la peur quotidienne, sans pouvoir se projeter plus loin que l'éventuelle arrestation qui peut arriver n'importequand, ont un vrai travail.

La France plonge toujours plus, par l'application de la réforme du CESEDA, dans une image d'un pays non accueillant, ciblant les cerveaux et refoulant les autres, considérés comme inutiles. Alors que énormément d'entreprises emploient des sans papiers, faute de trouver suffisamment de main d'oeuvre, on condamne encore les personnes qui veulent simplement travailler, à vivre dans la précarité la plus grande.

Il faut maintenant se rendre compte de l'image dégradante que nous donnons de la France à l'étranger. 25000 (pardon... 23) expulsions, les centres de rétention administratives (CRA), véritables zones de non droits, les rafles et j'en passe...

Ce week end, 2 manifestations sont d'ailleurs organisées contre les CRA.

La première demain samedi. Il s'agit d'une marche au départ de porte Dorée, à partir de 14H, sur le CRA de Vincennes, où les détenus subissent de véritables maltraitances, la seconde dimanche, à 12H, devant le CRA de Palaiseau. Montrons que nous n'acceptons pas cette situation. Protestons tous ensemble contre la politique inhumaine de notre gouvernement.

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Dimanche 13 janvier 2008
5 nouvelles de Jean-Paul Sartre. Je m'arrêterai sur la première et la dernière, celles qui m'ont le plus intéressé.
Ibbieta est un anarchiste espagnol. Il est enfermé, avec 2 compagnons, dans les goeles franquistes, attendant la sentence du tribunal militaire d'exception qui s'annonce, sans aucun doute la mort. La dernière nuit qui se déroule pour les trois protagonnistes ressemble à l'ambiance lue dans le dernier jour d'un condamné de Hugo.

Tensions, peurs, ressenti des personnages, toute l'ambiance de la nouvelle nous conduit à appréhender fortement le jour qui va se lever et, être synonyme d'une probable execution des 3 compagnons.


L'enfance d'un chef nous raconte l'enfance et l'adolescence de Lucien, fils d'un patron d'usine, appelé à prendre la succession de son père à la tête de l'entreprise familiale. Du cours élementaire jusqu'aux études supérieures, Lucien sait qu'il devra un jour prendre la relève de son père. Doute sur ses capacités, peur de ne pas être à la hauteur accompagnent le lecteur au long de la nouvelle. L'apprentissage de la vie amènera Lucien à faire beaucoup de rencontres, notamment à Paris. Découverte de la capitale, des femmes, de la sexualité et de la politique, entre autres.

Sartre dresse des portraits. Il ne porte pas de jugement. Il cherche à nous montrer, dans ces 5 nouvelles, le cheminement de chaque personnage, ni plus, ni moins. Chacun a ses défaults, ses qualités. Ce sont des gens simples, avec des reflexions intérieures qui traduisent le déchirement que l'on peut rencontrer lorsque l'on se met à réflechir, prendre du temps, se poser et penser.

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Mercredi 2 janvier 2008
Et voila, nous y sommes, 2008, enfin! Après les traditionnelles cartes de voeux, qu'on remplace maintenant plutôt par des sms, les "bonne santé" entendus mille fois, penchons nous 2 minutes sur la situation actuelle, ça me tient à coeur.

Centre de rétention administrative de Vincennes (94). Depuis le week end dernier, les sans papiers enfermés protestent contre leurs conditions de détention. Si l'on omet (difficillement) le fait que Hortefeux et ses amis ont intensifié les rafles contre les étrangers en situation irrégulière, dans le but d'atteindre les 25 000 expulsions promies, la manière dont sont traitées les personnes en détention est un pur scandale. Injuriés, humiliés, reveillés jusque 10 fois par nuit (pour "vérifier" qu'il n'y en a pas un qui s'est enfui), les êtres humains qui vivent aujourd'hui cette situation, dans la patrie des droits de l'homme, ne méritent aucun traitement de cette sorte. Quel est leur délit? Il n'y en a pas, si ce n'est de ne pas être né au même endroit que moi, que le voisin.

Soignons-nous mal pour économiser plus. C'est, en résumé, la mise en place de nouvelles franchises de soins, aussi bien pour les prestations que pour les médicaments. Alors que déjà 23% des étudiants n'effectuent pas tous les soins dont ils ont besoin faute d'argent, on s'avance toujours plus vers un système de soin à 2 vitesses et une casse de la sécurité sociale. Où est la solidarité si nécessaire dans notre société individualiste?

Et puis une petite dernière pour la route. La grosse blague de la santé publique, vous voyez ce dont je parle? L'interdiction de fumer dans tous les lieux publics. Pas de long discours, je vous invite à lire ce petit texte trouvé sur le net. C'est quelquechose que je ne fais jamais, mais la, ça vaut le coup. undefined


5 raisons de ne pas arrêter de fumer le 2 janvier 2008 !

Je suis une petite fumeuse. Disons 6 cigarettes en moyenne par jour. Donc 4 les petites journées et 8 les jours de fête (waouh !).

Je devrais trembler d’effroi à voir le 2 janvier 2008 arriver inexorablement ? Enfin c’est ce que pensent mes copines et autres collègues. Les non-copines, non fumeuses, sont ravies de me demander si je vais arrêter.

Eh ben non !

En y pensant, j’ai 5 bonnes raisons de le faire.

1/ L’emploi

J’imagine que tous les fumeurs de France s’arrêtent pile ce jour-là (n’est-ce pas le but recherché ?) : les 5 000 employés d’Altadis se retrouvent au chômage et j’en suis partiellement responsable. Et CELA je me sens incapable de l’assumer. Sans compter tous les tabacs, ces aimables commerçants qui travaillent durs. Que vont-ils devenir ? Je n’ose même pas évoquer la filière pharmaceutique dont les bénéfices vont diminuer si on ne vend plus de patch, nicorettes et autres substituts (dans un premier temps il y aurait une hausse des ventes pour les fumeurs incapables de volonté et qui auraient recours à ces procédés, mais, par la suite, une France non fumeur, c’est des dividendes en moins pour la filière pharmaceutique). Les médecins spécialistes de cette addiction ? Ils deviendront quoi ? Pédiatres ? Gynéco ?

Une catastrophe économique est à notre porte avec hausse du chômage, déficit accru des revenus de l’Etat.

2/ Le respect des traditions

Comme imaginer José Bové sans sa pipe ? Les bars à chicha fermés ? Le paysan bien de chez nous qui ne roulerait plus sa maïs ?

Le petit « noir » du matin en allant travailler sans cette merveilleuse première clope ? La non moins merveilleuse cigarette après l’amour ?

Une catastrophe culturelle se prépare donc d’ici quelques jours.

3/ Vecteur de communication

La cigarette facilite les échanges, la communication, les rencontres. Imaginez le garçon timide qui aborde une jeune fille (si si il y en a encore) dans une discothèque en lui offrant une cigarette. Là il va faire quoi ? Lui offrir un verre me direz-vous. Donc en faire une future alcoolique ? Ce n’est pas l’idéal pour la future mère de ses enfants. Donc, ce jeune homme se dira qu’il vaut mieux rentrer chez lui et regarder la Stac Ac. Il restera célibataire toute sa vie. A cause d’une cigarette qu’il n’a pas eu le droit d’offrir.

Imaginez aussi toutes les réunions de travail, je ne sais pas pourquoi je pense notamment aux salles de rédaction des journaux, je me dis que pour trouver des idées fumeuses, la clope a là aussi son importance.

La France qui a des idées est en péril. La future natalité est en péril.

4/ Le plaisir

Eh oui. Une p’tite clope c’est agréable. Les vieux ont la télé. Les gamins aussi. Les trentenaires le shopping. Les quinquas le lifting. Le président la Rolex, yacht et top model.

Les autres, la bonne petite cigarette.

Alors on ne va pas se priver.

5/ La Liberté

C’est pour cette vraie raison que moi je ne vais pas arrêter. Je déteste les interdits. Je n’avais que 9 ans en Mai-68, mais il doit m’être resté quelque chose.

Je n’ai jamais embêté qui que ce soit avec mes cigarettes, ne fumant jamais en présence de non-fumeurs. Respectueuse des autres. J’ai envie que l’on respecte aussi ma liberté.

Alors libre et respectueuse des autres, je fumerai cette première cigarette de 2008 avec le sourire et bonheur !

Bonne année à tous, avec ou sans cigarette.







Il s'agit bien d'une politique de civilisation. Il s'agit de détruire notre civilisation, nos aquis, nos droits et nos libertés. 

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Samedi 22 décembre 2007
Il y a 23 ans, juste un mois après que je sois né, 3 potes éducateurs du ministère de la justice décident d'ouvir un "resto-rock" à Ris-Orangis. Salle de 150 places au départ, on y trouve rapidement tous les groupes phares de la scène alternative pour s'y produire, d'autant plus qu'il manquait réellement en Ile de France un endroit de ce type. Quelques années après, on construit une salle de concert de 600 personnes à côté du resto d'origine. DSC02874.JPG D'une volonté jusqu'à présent préservée d'en faire une entreprise d'insertion, à la diversité de la programmation, Le Plan est un espace bien particulier dans le coin. On y retrouve à chaque fois une ambiance éclectique, on prend plaisir à aller boire un verre entre amis.

Mais surtout, on ne regrette jamais de venir y voir jouer les artistes que l'on apprécie, au même titre que ceux que l'on vient découvrir. Rock, Reggea, Rap... tous les styles de musique actuelle sont largement représentés dans cette salle. Les artistes le comprennent bien et se donnent à fond pour le public qui honore ce lieux mytique.


Quelques groupes ou chanteurs qui ont joué au Plan :


Noir Désir, Soldat Louis, Jean-Louis Aubert, Bertignac, Les Rita Mitsouko, Sinclair, Jean Jacques Milteau, Mass Hysteria, Louise Attaque, Les Wampas, Sepultura, Motörhead, Lofofora, Ludwig von 88, No One Is Innocent, Iggy Pop, Zebda, FFF, Les Têtes Raides, Tryo, Asian Dub Foundation, Yuri Buenaventura, La Ruda Salska, Archive, Luke, The Skatalites, Pablo Moses, U-Roy, Junior Murvin, Sunshiners, Alpha Blondy, Mister Gang, Tiken Jah Fakoly, Idir, Les Négresses Vertes, K2R Riddim, NTM, Assassin, Alliance Ethnik, La Rumeur, Keny Arkana...

Ci dessous, une photo du concert du Petit Dernier, l'année dernière.

lepetitdernier-4.jpg


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